L'Indifférence 

                            ou   les larmes de la Raison

 

 

Affaire sensible 

 

Pour des questions de sécurité, de discrétion, compte tenu de la sensibilité de l'affaire, 

nous avons souhaité ne pas mentionner les noms et prénoms des  protagonistes de cette affaire.      

Présentation Je m'appelle  Y , j'ai 38 ans, mariée  depuis 10 ans à X , gendarme. Nous avons 3 enfants, et logeons au sein d'une caserne de Gendarmerie. Mon mari s'est engagé volontaire en 1986 dans les paras durant 6 ans, par devancement d'appel, à l'âge de 18 ans. Suite à la dissolution de son  régiment, c'est en  1994 qu'il entrera en gendarmerie.
Situation

Très patriotique, il sera membre de plusieurs associations (patriotiques), puis créera sa propre association s'adressant à toutes les nouvelles générations du feu. Je laisse de côté juste  un instant les conséquences de cette création d'association au niveau de sa hiérarchie. Toutefois, cette association aura tenu 5 années, ou nous avons pu oeuvrer pour des valeurs, et aider beaucoup de combattants. 

Vers la fin de ce mandat, un militaire est soudain apparu au sein de l'association, demandant son inscription comme membre (suite à un encart, lu dans un journal associatif). Ne voyant aucune objection, nous l'avons enregistré. Petit à petit, nous apprenions que cette personne avait pratiqué la marche de DBP, et se rendait très souvent en Asie du Sud-Est. Il se considérait comme "le professionnel de l'Asie". Envisageant une nouvelle marche de mémoire sur la RN6 à nos adhérents, nous pensions que nous devrions nous rendre un jour sur place pour préparer visuellement ce périple de mémoire. Nous avions déjà pris des contacts avec des dirigeants en Asie. Tout se mettait en place petit à petit.

Un soir, ce militaire nous adressa un e-mail, nous demandant si nous ne connaissions pas un gendarme susceptible de prendre un congé sans solde durant un an, voire plus, afin de venir travailler au sein d'une structure installée en Asie du Sud-Est : une proposition qui nous était directement adressée, car mon mari correspondait tout à fait aux critères (mais nous le comprendrons que trop tard). Il s'agissait d'une structure, basée au coeur d'une capitale, une société privée d'investigations multicartes.

Après réflexion par rapport à nos différents rendez-vous pour notre association, nous aurions été intéressés par cette opportunité. Toutefois, nous souhaitions pouvoir constater sur place les descriptions de ce militaire, qui devenait petit à petit une connaissance qui savait nous rassurer, sans oublier ses collaborateurs qui soutenaient notre venue. 

 

Le voyage  C'est en septembre 2000 que nous décollions pour ce voyage : un voyage qui restera à jamais gravé dans nos mémoires.

A notre arrivée, une magnifique villa nous était attribuée. Tout paraissait bien se dérouler. Pourtant, plus les jours avançaient, et plus nous nous sentions dans un milieu hostile. L'agence d'investigation, que nous appellerons "l'agence T", ne possédait aucune structure digne de ce nom. Seulement quelques tables vides et un ordinateur assez vieux,  au-dessus d'une boutique française, que les collaborateurs du militaire louaient à une personne hautement réputée (un français) au sein du gouvernement en place. Très vite nous apprendrons que le leader de cette agence T était journaliste : une couverture très "enveloppante".

Le poste que devait éventuellement prendre mon mari était celui de Directeur de cette agence T. Nos premières constatations furent vite établies. Aucun dossier n'était visible, tous les rendez-vous avec les policiers de ce pays qui renseignaient le leader, étaient pris extérieurement, à notre insu. Si bien qu'après plusieurs jours, nous avons demandé des explications concrètes de cette supposée activité. Compte tenu de notre ressenti, le leader demanda à mon mari de l'accompagner sur les lieux d'un trafic de drogue, tandis que je devais accompagner le militaire pour suivre un supposé pédophile européen, récemment installé dans un hôtel. La soirée fut longue pour mon mari et moi-même, mais les faits , vécus en direct, nous permirent de comprendre le côté comminatoire de la situation. Le leader proposa à mon mari de ramener de la drogue en France, expliquant que le passage au niveau des douanes était prévu, et que ce travail lui rapporterait très gros financièrement. De mon côté, on m'expliqua directement comment se déroulaient les enquêtes sur place. En clair, les pédophiles n'étaient jamais dénoncés aux autorités, mais seul un chantage financier s'exerçait.  Plus nous rencontrions de gens sur place, et plus le côté "secret" de cette activité se dévoilait. Le leader se faisait passer pour un agent secret appartenant à la  DST , le militaire pour un agent secret de la DGSE. Chaque soir les cybercafés de cette capitale leur étaient destinés pour envoyer des rapports à leur hiérarchie respective, ou aux contacts qui transmettaient. Bien entendu nous étions spectateurs de toutes ces manoeuvres, mais des questions restaient sans réponse : Pourquoi ? Pour qui ? Dans quel but ? Et surtout, pourquoi nous ?

Mon mari avait l'accord de sa hiérarchie pour trois semaines de congé. Il avait eu un entretien avant son départ avec la DPSD, et avait obtenu leur accord pour ce voyage. Malheureusement, et strictement à titre associatif, il est très difficile d'obtenir des rendez-vous avec des dirigeants de grandes associations patriotiques , ou même des Ministres devant oeuvrer pour notre association : le but essentiel de notre voyage. Aussi, mon mari a du rentrer seul en France au bout de ses trois semaines autorisées, et j'ai du rester pour honorer mes  rendez-vous. De grandes tensions s'étaient installées entre le leader et le militaire, pourtant ami initialement. Chacun surveillait l'autre et rendait compte à Paris. Pour des raisons que vous comprendrez, je ne peux entrer dans les détails sur ce que nous avons pu vivre et observer.

Si certaines personnes connaissent ce genre de pratiques hors de nos frontières, pour nous il s'agissait d'une première, et vous comprendrez notre surprise et notre désarroi devant de tels procédés, surtout face à l'ampleur que prenait la situation. A tel point qu'un jour, le militaire me demanda si je m'y connaissais en ordinateur, à savoir si je savais le démonter. Pour ma part, très novice en la matière, ne connaissant que l'endroit où se trouvait le disque dur, je lui en fis part. Il m'informa qu'il avait reçu l'ordre d'emporter l'ordinateur à la MAM (Mission d'Assistance Militaire). Personnellement, je ne voyais pas l'inconvénient  de cette mesure, sachant que ce militaire était actionnaire de la société T, et par conséquent ce PC lui appartenait autant qu'aux autres. Pourtant, arrivé à la MAM, je fus extrêmement surprise de constater qu'il n'était pas du tout attendu, que le Colonel  sur place n'était pas du tout averti de sa visite, et surtout qu'il ne savait qu'en faire ! De plus, le militaire se présentât sous un faux nom, et là, je ne comprenais plus rien.  

Ce n'est que le lendemain que tout débutât. Toute la capitale ne parlait que de la disparition de l'ordinateur, et de sa remise à l'Ambassade de France : et oui, la MAM avait remis l'ordinateur à l'ambassade. Le militaire fut par ailleurs convoqué par l'ambassadeur l'après-midi même. Croyant l'affaire ainsi close, j'attendais patiemment que mes dates de rendez-vous avec l'association précitée se confirment. Or, le soir je reçus un appel téléphonique m'informant que je devais me rendre à dîner avec le militaire dans un très bel hôtel de la capitale, afin d'être reçue par l'attaché de l'Ambassadeur et ses collaborateurs. Avec le recul, je pense que la mission du militaire était réussie. Je ne sais toujours pas à l'heure d'aujourd'hui, ce qu'il y avait dans cet ordinateur, de si préjudiciable pour que l'on me questionne, hormis quelques documents que j'ai pu ramener en France, qui sont certes des enquêtes privées, menées entre autre sur l'Ambassadeur. Toutefois, lors de cette soirée, l'attaché de l'ambassadeur m'informât que j'étais en danger, et qu'il faudrait faire très très attention à ma sécurité.  Tout s'enchaîna alors... Je compris très rapidement que la situation était devenue très hostile, j'étais suivie, photographiée, etc... Avant de prendre le premier avion pour Paris, je décidais, je ne sais pourquoi, de récupérer le maximum d'infos sur toutes les affaires aussi douteuses les unes que les autres. 

Pourtant très heureuse d'être rentrée, c'est à cet instant que toute notre histoire commence réellement !

 

Les conséquences  Dès mon retour, ma mari fut convoqué par sa hiérarchie, dont le DPSD, afin qu'il raconte ce qu'il s'était passé sur place. Hormis le fait que ces personnes étaient très bien informées sur notre vie privée, ils ont interrogé mon époux comme un "criminel", la lampe dans le visage durant plus de quatre heures. Nous ne comprenions plus rien du tout. A plusieurs reprises ce même service lui donna rendez-vous au sein d'établissements publics, et de manière non officielle, pour essayer de la "faire parler" : seulement nous ne comprenions pas le but de cette mise en scène ! Ne leur suffisant pas, je fus convoquée par des services sur Paris : or, je suis civile ! Je m'en souviendrai toute ma vie. Ils souhaitaient s'emparer des documents originaux que j'avais ramenés, et avoir encore une version de l'histoire. Mais tout cela ne "sentait pas bon" du tout. Durant de longues semaines, nous étions suivis, notre fille était attendue devant son école : nos moindres fait et gestes étaient étudiés. Nous étions tellement ignares de ce que cette affaire pouvait cacher, que nous avons entrepris toutes les démarches possibles pour comprendre. Beaucoup d'échanges de mails ont pu nous apporter des éclaircissements, et surtout nous apercevoir que la situation s'amplifiait. En effet, le militaire rendait toujours des comptes à sa hiérarchie (secrète), mais compte tenu qu'il s'était aperçu de notre efficacité quant aux nouvelles infos obtenues, il me fit rencontrer le Commandant des R.G. (2ème service rencontré) qui, soit disant aurait du nous aider en contre partie des éléments obtenus. Sur l'un des trajets pour aller le rencontrer (tout se passait sur Paris), une Mercedes noire intenta à ma vie, en essayant de m'envoyer face à un camion. Je pus prendre la plaque minéralogique, et lorsque je demandais au Commandant, il m'informait qu'il ne lui était pas possible de nommer le service impliqué, mais qu'il ne s'agissait pas du sien ! Je vous laisse le soin d'apprécier notre situation : nous vivions toujours dans la peur, ne sortions plus, vérifiant tout !

Le "bouche à oreille" allant, nous recevions des appels téléphoniques de personnes (des policiers, des douaniers, etc...), inconnues de nos relations, dont un détective privé, qui nous donna rendez-vous dans un hôtel sur Paris (Hôtel où tous ces genres de R.V se passent), toujours sous couvert qu'il serait à même de nous informer sur l'affaire de cette capitale, de cette agence T et des protagonistes. Arrivés sur place, le détective était accompagné d'un responsable DST. Il nous informait que si nous ne voulions pas lui remettre nos originaux, l'affaire allait se dégrader en ces termes : "vous avez une bombe entre vos mains !".

 

L'affaire Pour résumer, nous avions relaté notre affaire à la DGSE, DST, DPSD, RG et Gendarmerie. Tous souhaitaient les documents, alors qu'ils les possédaient. Seule la hiérarchie de mon mari restait dans un mutisme incompréhensible, ne souhaitant pas intervenir dans une affaire, qui pour eux, était "personnelle".

Notre enquête privée et personnelle avançait tous les jours. Lorsque nous apprenions les réseaux mafieux, philosophiques et surtout l'identité de responsables (dont des politiques français) qui se cachaient derrière cette affaire, nous ne pouvions que comprendre, et nous faire du soucis quant à notre vie.

En 2000, nous logions au sein d'une caserne, et mon mari a été muté disciplinaire dans une autre ville, où nous sommes toujours. Mais tout a continué, autant dans le milieu professionnel de mon époux, que les épisodes récurrents des filatures à notre encontre. Nous étions (et le sommes toujours) sur écoute téléphonique, autant sur les portables que sur le fixe, sans oublier l'ordinateur. Depuis 2002, nous avons décidé de stopper nos recherches concernant cette affaire, nous n'avons plus accepté aucun message ou entretien, et nous nous sommes complètement renfermés. Je ne cache pas que la gendarmerie (toujours au courant de tout) a énormément poussé notre silence. Nous étions par ailleurs toujours très harcelés par le militaire, dont nous nous étions aperçus de son implication totale au sein de cette affaire. Il envoyait des courriers, des fleurs ou des gants blancs (typiquement trois points); nous apprendrons plus tardivement qu'il s'était octroyé la place de parrain de notre fille, contactant même certains de ses professeurs, sans oublier les lettres (pratiquement hebdomadaires) où des menaces étaient clairement écrites. Ce dernier m'a même percuté en voiture. Avec 38 jours d'ITT et 3% d'invalidité, j'ai bien entendu porté plainte, mais le Procureur de notre ville (toujours en fonction) l'a classée sans suite !

Que faire dans de telles conditions ? Nous nous sommes retrouvés sans aucune aide de personne, complètement repliés sur nous-même, attendant pratiquement tous les jours qu'un événement positif se présente. Mais rien n'était positif, bien au contraire ! Même notre situation financière s'écroulait. Nous avons été contraints de déposer un plan de redressement à la Banque de France, pour une durée de 10 ans.

En 2003, mon mari fut appelé par sa hiérarchie, pour l'informer qu'il devait de toute urgence contacter le cabinet du juge Courroye à Paris : ce qu'il fit immédiatement. Ce dernier lui confirma un rendez-vous pour qu'il le rencontre suite à son courrier qu'il lui avait envoyé. Bien entendu nous n'avions jamais envoyé d'écrits au juge, surtout que nous ne le connaissions pas ! Il s'agissait d'une lettre envoyée par un protagoniste, qui imita la signature de mon mari ! Nous nous sommes bien entendu rendu en son  bureau à Paris : encore une étape bien difficile. La pièce était sur écoute, nos papiers ont été photocopiés, puis nous avons enfin pu lire la missive. L'imitation de la signature était très honnêtement une contrefaçon . Quant à son contenu, je ne peux qu'affirmer combien la lâcheté de certains peut mettre en péril la vie d'autrui. Par contre, même si nous avons reconnu l'auteur de cette lettre, nous n'avons pas souhaité le dénoncer, sachant que d'une part, il n'aurait pas été inquiété et que d'autre part, la réussite de son geste n'aurait pu que l'encourager à poursuivre dans ce genre de manoeuvre.

 

Les attaques Du côté professionnel, tout s'effondrait. Mon mari devait écrire compte rendu sur compte rendu à sa hiérarchie, relatant les moindres mouvements de notre vie, et ce, tant au niveau professionnel que familial. En fait, nous n'avons jamais eu de vie privée (s'il en existe en gendarmerie ?). Qu'avions-nous pu faire de si grave ? Petit à petit, même les voisins ne nous saluaient plus. Notre fille aînée fut renvoyée sans motif de son lycée où elle était depuis quatre ans. Nous en avons compris la raison le 5 avril 2005. Cette journée est marquée à jamais dans ma mémoire, pour avoir bafoué ma dignité, vilipendé la maman que je suis.
Le 5 avril 2005 A 8h30, la sonnette retentit à la porte de notre logement de fonction, dans les murs même de la caserne de la gendarmerie. Il est important de préciser qu'à l'époque, j'étais enceinte de six mois, avec une grossesse à risques. Je fus donc réveillée, ainsi que mes deux filles. Toujours apeurées par la venue d'une personne inattendue et protagoniste de l'affaire, j'ai immédiatement contacté mon époux, qui était en détachement dans une brigade de gendarmerie aux alentours de notre ville. Ce dernier m'avertit que de son côté il était en compagnie d'un Colonel de gendarmerie qui souhaitait l'interroger, et qu'il fallait que j'ouvre de mon côté aux personnes derrière la porte. J'enfila rapidement un peignoir, puis j'ouvris. Trois gendarmes en civil se présentèrent comme "services techniques de la DGGN", et que sur ordre du Procureur de la République de notre ville, ils venaient pour effectuer une perquisition dans l'appartement, en me plaçant en garde à vue. Très antipathique, l'un des trois me montra sa montre sur le bas de la porte, et m'informât que la perquisition débutait. Pouvez-vous imaginer ma détresse, ma douleur en voyant mes deux filles se lever pour essayer de comprendre ce qu'il se passait, toutes les deux en pyjama, apeurées par ces trois hommes inconnus, dont la dureté s'affichait sur leur visage.

Pour quel motif ? Je ne l'ai su que vers 17 heures, lorsque l'on me montra un document ! Depuis 8h30 jusqu'à 17h30, que mon mari revienne pour garder nos filles, je n'ai eu le droit de manger, de boire, de m'habiller ou même de me rendre aux toilettes. Ma fille aînée a du s'occuper de sa petite soeur. Je fus stupéfaite, en remarquant qu'ils connaissaient les pièces de l'appartement, tel que le bureau où tous nos dossiers personnels se trouvaient. Je pensais que tout ce stratagème concernait l'affaire T, puisque toutes les questions se basaient sur notre voyage, et surtout nos documents. Mais non, alors que tout s'orientait sur notre affaire, le motif final fut plus révoltant encore. A 17h30 il me fit lire le fameux papier qui serait le motif de cette perquisition. Il s'agissait de la copie d'un fax, émanant d'une pseudo personne dont les destinataires (environ une quinzaine) étaient des sociétés, des caisses, des banques, l'Académie, l'hôpital, etc... En fait, tous les organismes publics et privés dont nous étions et sommes encore dépendants.

En résumé, toute notre ville avait été destinataire de cet e-mail ! Sur cette copie de fax, l'on pouvait lire que "le couple XY" était un couple de pédophile, que mon mari était nazi, appartenant à l'extrême droite, et que j'étais une ancienne prostituée d'une autre région.

Pouvez-vous seulement un instant imaginer ce qu'une maman enceinte de 6 mois, avec ses deux enfants face à ces gendarmes, peut ressentir à cet instant ? Où sont les principes humains à l'égard d'une femme seule avec ses deux filles ? Surtout qu'il faut noter que nous avons une vidéothèque de plus de 400 films en K7 vidéo, et qu'aucune n'a été visionnée ou saisie ! Que les pièces fouillées, n'ont été que le bureau, le salon et notre chambre (parent). 

En réfléchissant, il était facile de comprendre leur connaissance des lieux. En effet, il faut savoir qu'en gendarmerie un double des clés des appartements est conservé par la caserne. Quelque temps avant cette perquisition, nous nous sommes aperçus que le trousseau correspondant à notre logement manquait au tableau du bureau des affaires immobilières. Un compte rendu avait été fait par mon époux, toujours resté sans réponse. Par ailleurs, lors de nos absences, nous nous étions aperçus qu'il y avait eu des intrusions, alors nous avions décidé de "piéger" notre appartement pour nous permettre de faire un choix entre paranoïa et réalité. Malheureusement, si nous étions rassurés sur un côté, de l'autre il s'agissait bien de faits réels. Pour terminer cette journée du 5 avril 2005, lorsque mon époux est rentré de son interrogatoire, les gendarmes m'ont conduite dans les bureaux des Renseignements au sein même du quartier de la gendarmerie. Inutile de vous expliquer le regard des voisins, des autres gendarmes qui travaillaient dans ces lieux. Pourtant je ne peux m'empêcher de repenser à la conduite inhumaine de ces officiers de Police Judiciaire. Dès leur arrivée dans leur bureau, ils prirent leur téléphone portable pour se commander des pizzas. Moi qui n'avait rien mangé, ni bu durant la journée entière, je me sentais réellement très mal. Puis vinrent légitimement les contractions si douloureuses. Mes souffrances devaient apparaître sur mon visage, car quelques larmes coulaient en silence. L'un des trois, me vit et me demanda si je souhaitais un médecin. Je ne résistais plus, j'accepta, et ce, dans l'angoisse qu'ils me reprochent de trouver un prétexte pour ne pas répondre à leur interrogatoire. Le médecin arriva, j'éclatais en pleur devant lui car j'avais essayé de tenir au maximum, mais je n'en pouvais plus. Ce dernier demanda d'appeler une ambulance de toute urgence pour m'emmener à l'hôpital, sachant que ma tension était montée à 18 avec des contractions.

Personne ne s'est soucié de mon état, des dangers d'une grossesse à risques, et de mes autres filles restées seules à la maison. Mon époux est venu me rejoindre pour essayer de comprendre la situation, et il fut horrifié de constater le médecin, l'ambulance. Il demanda aussitôt d'arrêter toute cette mascarade.

L'enquête Le chef de l'enquête nous rappela plusieurs fois après cette perquisition afin que nous acceptions de leur remettre (encore une fois) les documents en notre possession. Bien entendu, ils avaient pris des documents totalement inutiles, si l'on croit encore aux motivations de l'e-mail, et des informations totalement privées, tant au niveau financier, qu'associatifs, ou nos différentes recherches personnelles, sans oublier nos deux disques durs, téléphone portable, etc... Légitimement, les documents originaux souhaités sont en sécurité depuis longtemps, sur conseil de fonctionnaires publics et d'avocats.

Les Gendarmes nous apprenaient qu'il n'y avait pas eu 1 e-mail, mais plusieurs envoyés auprès de tous les organismes de la région ! Et surtout que la gendarmerie connaissait l'existence de ceux-ci depuis plus de 12 mois !!! Inutile de se demander les raisons des attitudes des voisins, mais surtout le renvoie de notre fille de son lycée ! Ils nous confièrent également que les e-mails avaient été envoyés d'un Cybercafé  sur Paris, et qu'ils étaient dans l'impossibilité d'en connaître l'émetteur : ce dont nous doutons bien entendu ! Le militaire, qui nous envoyait quotidiennement des lettres de menace, du style "on vous enlèvera vos enfants", "mon mari sera viré de la gendarmerie", etc..., nous adressa une lettre auquel nous n'avions pas fait choix de relever, pourtant son contenu indiquait clairement la date, la méthode de l'e-mail !  Dites-moi comment la justice a pu être aussi laxiste face à un tel problème ? Pourquoi ce militaire n'a même pas été inquiété ? A-t-elle seulement compris le mal qu'elle a fait au sein de notre famille ? Nos enfants ne dorment plus la nuit depuis cet événement inhumain, et ont peur dans l'appartement. Quant à notre aînée nous avons du la déscolariser. 

Comment peut-on s'acharner de cette manière sur une famille, sans même en épargner les enfants ? Je tiens à souligner que nous avons toujours su l'intérêt que suscitait notre dossier de documents. Il n'est pas difficile de comprendre, qu'en étant contactés par tous les services "secrets" de France, l'enjeu devait être grand. Oui nous pensons avoir effectivement une "bombe" entre nos mains, et ce, pour nous l'avoir confirmé à plusieurs reprises, dont les gendarmes du 5 avril. Par contre, ce qui reste réellement révoltant est que nous ne sommes pas les seuls en possession de ces fameux documents, depuis fort longtemps, et tous les "services" en ont eu connaissance. Nous ne pouvons pas faire le travail de la justice. 

Si je ne connaissais rien aux services de l'Etat français, je pense m'être réellement améliorée depuis toutes ces terribles années. Les rencontres faites, m'ont permises de comprendre la dangerosité de certains. Une personne nous a par ailleurs expliquée d'authentiques procédés émanant des services : NOUS LE VIVONS ACTUELLEMENT !

 

Constatations Vous comprendrez donc, qu'il arrive un moment où vous ne pouvez plus rester isolé dans votre coin. Toutefois, pour des raisons de sécurité, si je ne peux m'exprimer plus clairement sur la totalité de cette affaire, je souhaite avoir pu porter à votre  connaissance des éléments importants. Je me permettrai simplement d'ajouter que toute cette affaire implique non seulement des fonctionnaires français, mais également des structures occultes, dont la franc-maçonnerie.

Vous allez certainement vous poser la question de savoir la raison pour laquelle nous ne nous sommes pas défendus ? Mon mari étant gendarme, et les gendarmes qui liront cette page comprendront nos raisons, nous avions espéré que la justice fasse son travail, et qu'en nous cloisonnant, rien ne viendrait entacher sa carrière. Nous ne pouvions rien faire de plus que ce que nous avions déjà fait pour cette affaire ! Tout le monde étant averti ! Malheureusement, les "trois points" étant partout, même le milieu professionnel est à présent très gravement atteint. Nous avons essayé de contacter des avocats susceptibles d'accepter l'affaire, d'abord sur notre région. Il accepta de suite, puis quelques jours plus tard, se rétracta. Nous apprenions son appartenance (gradé) à la franc-maçonnerie. Je ne néglige pas de vous informer que sur notre région, au niveau judiciaire, nous n'avons pas de chance, car le juge et ses comparses sont réputés francs-maçons ! La moindre plainte déposée est alors classée sans suite, y compris la plainte avec 38 jours d'ITT et 3% d'invalidité ! Depuis 2002, nous avons déposé  X plaintes qui ont toutes été classées sans suite !!! 

Toute personne intéressée, susceptible d'apporter des éléments personnels à cette affaire et son soutien 

est invitée à nous envoyer un e-mail  

Toute personne, 

Mesdames, Messieurs les collègues gendarmes, 

Messieurs les journalistes,

Messieurs et Mesdames les politiques

Nous restons à votre disposition, et attendons vos conclusions

sur cette messagerie :

 

 
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